
Le lundi 11 novembre 1918 à 5h15 est signé un
armistice entre les Alliés et l'Allemagne. Pour la première fois depuis 4 ans les soldats allemands, français et anglais peuvent sortir des tranchées sans s'entretuer.
C'est au carrefour de
Rethondes (Oise), au milieu de la forêt de Compiègne, dans le wagon bureau du général Foch qu'un civil allemand, Matthias Erzberger signe les conditions de
la fin des combats : l'Allemagne doit livrer l'intégralité de son armement, de son aviation, de sa flotte et son armée doit évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin ainsi que les villes de Cologne, Coblence et Mayence.
Cet armistice permit d'arrêter les combats en attendant la signature du
traité de paix mettant définitivement fin à la Première Guerre mondiale le
28 juin 1919.
Annoncée comme devant être courte,
La Grande Guerre
dura plus de 6 ans, fit 8 millions de morts et 6 millions de mutilés dans les deux camps. Elle débuta avec l'assassinat de l'Archiduc
François-Ferdinand
le 28 juin 1914 à Sarajevo. En 1 mois se succèdent alors très rapidement des événements impliquant l'Autriche-Hongrie, la Serbie, mais aussi la Russie qui conduiront à la déclaration de
guerre de l'Allemagne à la France le
3 août 1914.
Le conflit s'éternise pendant 3 ans et les soldats s'affaiblissent. Enfin, en
1917, l'interception d'un télégramme (le
télégramme
Zimmermann) proposant au gouvernement mexicain une alliance avec l'Allemagne contre les
Etats-Unis, permet à l'opinion américaine de confirmer sa position de soutien aux Alliés. Un an plus tard, les soldats américains viennent
renforcer les tranchés tandis que les soldats allemands, diminués par les combats et le blocus économique les privant de nourriture, se mutinent, faisant sombrer
l'Allemagne dans une
guerre civile.
L'empereur Guillaume II abdique le 9 novembre 1918 et part en exil, laissant le soin aux représentants civils (politiciens et bourgeois) de prendre la décision de
demander l'armistice à la France. L'armée allemande gardera toujours le sentiment d'être revenue de la guerre invaincue et d'avoir été trahie par son propre camp. Les généraux Ludendorff et Hindenburg, humiliés, clameront avoir reçu "
un coup de poignard dans le dos" par les politiciens, encore persuadés qu'ils auraient pu gagner par le combat. Certains allemands meurtris, blessés et nationalistes réutiliseront cette expression pour
servir les partis ultranationalistes et notamment le parti nazi.
Deux ans après la fin de la guerre, le
11 novembre 1920, le corps d'un soldat français mort sur le front lors de la Bataille de Verdun fut déposé sous la voûte de l'Arc de Triomphe à Paris en
hommage à tous les "
poilus
" tombés pour la France.
C'est Auguste Thin, soldat du 132ème régiment d'infanterie de ligne, qui dû choisir entre huit cercueils de soldats exhumés depuis les huit secteurs tenus pendant la guerre (Artois, Somme, ÿle-de-France, Chemin des Dames, Champagne, Lorraine, Verdun et les Flandres). Il additionna les 3 chiffres composant le numéro de son régiment : 132 et déposa son bouquet sur le sixième cercueil qui fût ensuite accompagné jusqu'au pied de l'Arc de triomphe où il repose encore.
Des pierres tombales évoquent également le
souvenir des combattants et des résistants de la
Seconde Guerre Mondiale
, ainsi que celui des "Morts pour la France" en Algérie, Tunisie et Maroc.