Partager :

Bien préparer les épreuves anticipées du bac

Votre enfant, en classe de première, est confronté à un examen d’une grande envergure : le baccalauréat. Or, les épreuves anticipées ont bien changé depuis quelques années ! Voici des éclaircissements pour mieux les comprendre et mettre toutes les chances de son côté.


Epreuves anticipées, kézako ?

A la fin de l’année de première, les élèves doivent eux aussi se préparer activement au bac !

Le français L’épreuve écrite du bac français dure 4 heures. Un corpus de textes est donné aux élèves, avec une première partie constituée de questions d’études (sur 4 ou 6 points) suivie d’un travail d’écriture au choix : dissertation, commentaire composé ou écrit d’invention. L’examen oral dure 20 minutes, précédé de 30 minutes de préparation. L’examinateur choisit un texte parmi ceux étudiés pendant l’année et pose une question que l’élève prépare. Dix minutes sont ensuite consacrées à la réponse, suivies d’un entretien en interaction de 10 minutes. A l’issue de l’épreuve, l’examinateur évalue chaque partie sur 10 points.

Les travaux personnels encadrés correspondent au travail de recherche effectué sur toute l’année par les élèves, sur un sujet libre touchant au moins deux disciplines. Ce travail donne lieu à une évaluation de type contrôle continu (8 points), et à une épreuve orale (12 points).

L’épreuve de sciences est commune aux séries ES et L. Elle dure 1h30 et se déroule en trois parties et interroge une grande partie du programme de sciences physiques et chimiques et de SVT.

 

Des épreuves à prendre au sérieux

Ce n’est pas parce qu’elles sont anticipées qu’il faut les prendre à la légère ! Tout d’abord, ces épreuves permettent d’acquérir des points d’avance pour le bac.

De plus, prenez garde aux coefficients ! Ils varient selon les matières et les séries. Ainsi, si votre enfant est en 1ère L, il a tout intérêt à mettre l’accent sur le français (coef. 3) alors que pour les autres séries le français a un coefficient équivalent aux autres matières (coef.2).

Enfin, les épreuves anticipées permettent de s’entraîner pour la terminale, notamment en ce qui concerne :

  • l’organisation des révisions (c’est un avant-goût des révisions plus lourdes de l’année prochaine !) ;
  • la maîtrise du stress avant et pendant les épreuves ;
  • le déroulement des épreuves écrites et la gestion du temps lors de l’examen.

 

Comment soutenir votre enfant ?

A quelques semaines des épreuves, il est temps que votre enfant "mette le paquet" ! Mais vous aussi vous pouvez jouer un rôle important dans sa préparation.

Des révisions efficaces Pour ses premières vraies révisions, conseillez à votre ado d’être méthodique. Pour cela, il doit commencer par faire des fiches : une fiche de révision par texte étudié en français, une fiche par leçon pour les autres matières.

De plus, il serait judicieux qu’il établisse un programme de révisions qui alterne les matières. Il doit réviser de manière régulière, une heure et demie minimum chaque jour.

Pour l’épauler, installez-vous ensemble vingt minutes et interrogez-le sur un point du programme (aidez-vous des fiches). Ainsi vous pourrez évaluer ensemble les notions où il a encore des lacunes.

Préparez l’oral Afin de s’entraîner pour l’oral de français, il faut que votre enfant se mette dans les conditions (temporelles et matérielles) de l’examen ! Mettez-vous dans la peau de l’examinateur : à l’aide des fiches, posez-lui une question (large) sur un texte. Puis, prenez plusieurs personnalités : celle de l’examinateur qui pose des questions sur la biographie ou les dates, ou bien celui qui demande davantage de réflexion personnelle et d’esprit critique

D’autre part, il est très important de traquer ses tics nerveux visibles (se toucher les cheveux, bouger les jambes, mordiller son stylo ). En effet le jour de l’épreuve, ce genre de détail détourne l’attention de l’examinateur, peut l’agacer, et traduit un manque de confiance en soi !

Suggérez-lui enfin de surveiller le temps : son développement doit être clair et équilibré. Inutile de s’appesantir sur un point si c’est pour bâcler le reste !

Pour finir, rassurez-le ! Même en cas d’échec, il aura la possibilité de rattraper ses points de retard en mettant les bouchées doubles l’année prochaine. Et c’est en l’aidant à gérer ses émotions que vous le préparerez le mieux à ces épreuves.