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Défendre ses droits

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Défendre ses droits, est-ce la même chose que défendre ses intérêts ?

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I - LES TERMES DU SUJET

A - DEFENDRE

Faire valoir en résistant. Ce verbe renvoie à une action de revendication contre une tentative éventuelle de dépossession.

B - INTERET

Idée plus complexe qu'il n'y paraît. Source d'un avantage, d'un profit. L'intérêt désigne ce dont je veux jouir pour satisfaire mon désir. L'intérêt qualifie mes buts. On distingue intérêt particulier, propre à un individu où à un groupe, et intérêt commun, objet supposé d'une volonté générale. Il faudra donc tenir compte ici du pluriel.

C - DROIT

Deux sens peuvent être dégagés.

1) Obligation: le droit définit ce qui est interdit et ce qui doit être fait. Il a une dimension contraignante.

2) Créance : ce à quoi j'ai droit, donc ce que quelqu'un d'autre doit me fournir de façon assurée sous peine d'être injuste à mon égard.
Ce sens relie fortement le droit à l'individu ou à un groupe particulier qui entend bien revendiquer ses droits. C'est ainsi que le droit va rencontrer l'intérêt. Pourquoi cette rencontre est-elle problématique ?

II - ANALYSE DU PROBLEME

Le droit est inséparable de la justice. Il dit ce qui est juste. La justice est distributive. Elle attribue à chacun des devoirs et des droits dans l'optique d'un bien commun. Elle part de l'idée fondamentale que droits et devoirs doivent être les mêmes pour tous.

Or l'intérêt n'est pas nécessairement orienté par le bien commun. Il est d'abord l'expression d'un désir individuel ou d'un groupe particulier : une profession, une catégorie sociale.

N'y a-t-il pas le risque qu'au nom du droit on ne défende que des intérêts corporatistes sans souci d'un bien commun ? Cependant que vaudrait un droit qui ne traduirait pas des intérêts ? Le juste pose le problème de la particularité de la revendication des ses droits.

III - UNE DEMARCHE POSSIBLE

A - LE LIEN, VOIRE L'IDENTITE DU DROIT ET DE L'INTERET

Le droit créance est bien la définition d'un intérêt. Par exemple, le droit à la santé, le droit à l'éducation disent qu'il est de l'intérêt de chacun d'être soigné et d'avoir la possibilité de développer ses facultés. Ce droit est conforme à la dignité de l'homme. Il y a donc une morale du droit quand il définit des intérêts fondamentaux de la personne.

B - LA CRITIQUE DE CETTE IDENTITE PAR LA MISE EN EVIDENCE DE SES LIMITES

L'intérêt n'est pas forcément moral. Il peut être égoïste, corporatiste et en ce sens indifférent au bien commun. L'intérêt est d'ailleurs souvent l'expression du désir particulier qui ne voit que sa particularité. Il est ainsi générateur de conflits quand le droit cherche à les apaiser.
Mais que serait un droit non lié à mon intérêt? Aurait-il encore un sens légitime ?

C - LA RECONCILIATION DU DROIT ET DE L'INTERET

Défendre ses droits est bien défendre ses intérêts sinon la revendication est abstraite. Cependant, il faut que " ses " droits soient l'expression particulière d'un intérêt commun. Ce rapport est nécessaire mais problématique.

IV - DES REFERENCES UTILES

  • Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
  • Marx, Manifeste du parti communiste - Idéologie Allemande
  • Hobbes, Leviathan
  • Rousseau, Le contrat social - Livres I et II

V - LES FAUSSES PISTES

Faire un traitement unilatéral .
Ne pas voir les rapprochements et les tensions entre ces deux notions.

VI -LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR

Sujet assez classique, qui ne devrait pas poser de grosses difficultés à un élève soucieux d'effectuer un travail de définition minutieux.
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